Hashtag : qu’est ce que c’est ?

 

hashtag

 

Le hashtag (ou encore mot-dièse, mot-clic) est un marqueur de métadonnées couramment utilisé sur internet où il permet de marquer un contenu avec un mot-clé plus ou moins partagé. Composé du signe typographique croisillon « # » (appelé hash en anglais), suivi d’un ou plusieurs mots accolés (le tag, ou étiquette), il est particulièrement utilisé sur les IRC et réseaux sociaux. Bien qu'il lui ressemble, le symbole « # » est typographiquement distinct du dièse, « ♯ » qui est aussi composé de deux paires de lignes entrecroisées mais dont l'une est verticale tandis que le croisillon comporte une paire horizontale. 

 En bref le symbole #, appelé hashtag, est utilisé pour signaler des mots-clés ou des sujets dans un message. Il a été créé comme moyen permettant de catégoriser les messages. Les utilisateurs emploient les hashtags, symbole #, avant un mot-clé ou une phrase pertinente (sans espace) de leurs messages. Ils peuvent ainsi catégoriser ces messages, ce qui permet de les afficher plus facilement dans les recherches automatiques. 

Si vous cliquez sur un mot contenant un hashtag, , cela vous permettra d'afficher tous les autres messages associés à ce mot-clé.

Vous pouvez insérer des hashtags à n'importe quel endroit d'un message : au début, au milieu ou à la fin.

 

Une utilisation grandissante :

 

C’est le réseau social Twitter qui a inventé et popularisé les hashtags. Les utilisateurs de ce réseau connaissent bien les hashtags qui sont devenus un élément central du classement sur Twitter. Quand Facebook a annoncé l'introduction des hashtags, beaucoup y ont d'abord vu une volonté de contrer Twitter. Il faut dire que les conversations en temps réel sont devenues de véritables carrefours d'audience. Facebook ne voulait certainement pas être laissé pour compte. 

 

Mais cette annonce s'inscrit dans un mouvement beaucoup plus large. Une organisation bien mieux adaptée au web et à la communication moderne : le meta tagging.

Les métadonnées sont des informations situées au sein d'un document afin de le décrire. Les métadonnées sont ainsi utilisées par les moteurs de recherche lors du référencement de la page web. Grâce à ces balises non affichées il est ainsi possible de renseigner des informations relatives à la page où au site afin de mieux en décrire le contenu, en particulier des informations sur le ou les auteur(s) du document, sa limite de validité, la langue utilisée, etc.

On appelle ainsi «méta tags» (en français «méta-balises») des balises spéciales situées dans l'en-tête du document HTML (c'est-à-dire la balise HEAD, située avant la balise BODY), afin notamment de fournir des informations permettant aux moteurs de recherche d'indexer la page web. 

Les «tags» se retrouvent désormais partout : Gmail, Twitter, Vine, Tumblr, Pinterest, Facebook, Flickr, del.icio.us, Technorati ou Metafilter sont en train de relier le Web de la blogosphere et des flux RSS,,, et dans le dernier système d’exploitation d’Apple : Mavericks

 

Des conséquences sur le long terme ?

Cela bouleverse en profondeur la méthode de classement traditionnelle : dossier, arborescence en sous fichiers ... que l’on retrouve dans un système classique type «windows». 

 

Nos enfants auront probablement du mal à organiser l'information autour d'une structure classique de type fichier/dossier/répertoire. Tout passera probablement pour les tags, beaucoup plus fluides, beaucoup plus pratiques pour s'y retrouver dans le déluge d'information actuel. 

Google et apple travaillent pour optimiser le travail de classement via les hashtags. Demain nos ordinateurs organiseront probablement nos contenus à notre place. 

Les enjeux autour du hashtag ne font que commencer : à quand l’achat par les marques d’un hashtag avec droit d’auteur ? 

On pourrait même voir se reproduire le phénomène des internautes achetant un droit sur des hashtags pour les revendre au plus offrant comme à l'époque de la ruée vers les noms de domaines. 

 

Une limite au hashtag :

 

Il est toutefois facile d’entrevoir combien le principe même des tags est limité et leur généralisation problématique.

La principale nouveauté de tous ces services provient du fait que ce sont les utilisateurs qui proposent et choisissent leurs tags. Dès lors, c’est bel et bien une forte “non-organisation”, voire “désorganisation”, qui préside à l’évolution du contenu tagué. Il n’y a en général aucune hiérarchie entre les différents tags qui constituent dans leur globalité une simple liste de mots et d’expressions de même niveau. En outre, le principe ne permet pas réellement de gérer la synonymie. Un billet comportant le tag “java” est-il relatif à l’une des principales îles indonésiennes, à une ville du Wyoming, au langage de programmation inventé par Sun Microsystems, ou au café ?

 

Le fait est que, si le principe des tags est incroyablement populaire aujourd’hui, il est également en perpétuelle évolution. Bien qu’il soit difficile d’entrevoir une ligne directrice dans cette évolution, on constate que plusieurs services s’orientent vers davantage d’organisation.

La situation d’aujourd’hui est donc pour le moins paradoxale. Les créateurs d’applications semblent ne plus pouvoir se passer des tags, encouragés par les internautes qui se sont appropriés le principe avec un enthousiasme débordant.

Ce faisant, en à peine 18 mois, le web a pris des allures de web sémantique, sans que personne – et en particulier aucun organisme de normalisation – ne soit intervenu en amont pour que cela se réalise. Au contraire, le vent de renouveau insufflé par les tags symbolise en quelque sorte ce qui se passe actuellement sur l’internet. Selon un processus provenant de la base (“bottom-up”) plutôt qu’imposé par des instances centralisées (“top down”), les utilisateurs ne sont plus passifs, mais s’impliquent sur le web au point d’en définir l’évolution, ou la transition vers un web sémantique.

 

Ainsi, tout le monde s’accorde à dire que le principe des tags est imparfait et, concrètement, difficile à utiliser, sans toutefois pouvoir se passer de l’utiliser