• Innover ne nécessite pas de faire table rase du passé » Hervé Platteau (2004)

 

Nous considérons, sous le terme innovation pédagogique, toutes les actions modifiant les usages et les pratiques habituelles des enseignants et des élèves. Il s'agit donc, ici, de recenser les actions et les initiatives pédagogiques nouvelles qui répondent aux critères d'acceptabilité sociale de l'innovation (Mallein et Toussaint, 1994), c'est-à-dire, les actions :

• qui ont du sens car elles correspondent à un problème identifié ou à des objectifs précis,

• qui sont utiles dans notre contexte de formation,

• qui sont utilisables et accessibles par tous les acteurs concernés,

• qui apportent une réelle valeur ajoutée pour les élèves, les enseignants et les services institutionnels impliqués dans la gestion des formations.

 

Innovation ou énovation : changement imposé ou émergent ?

 

Selon l’origine du porteur du projet, la logique d’insertion sera basée :

-      Soit sur un changement programmé, piloté par l’institution  et porteur d’objectifs institutionnels. Ce processus d’innovation a été décliné par Brodin (2002) ou Alter (2000). 

-      Soit sur un concept d’énovation, décrit par Gelinas et Fortin (1996), correspondant à un changement émergent à l’initiative d’enseignants poursuivant des objectifs individuels ou communs à un groupe.

 

 

Le modèle systémique de l’innovation de Depover et Strebelle (1997) identifie trois étapes dans l’insertion de l’innovation. L’adoption, l’implantation et la routinisation.