Depuis des siècles, l'agriculture de subsistance était en Europe le modèle dominant. Elle immobilisait plus des trois quart des habitants des campagnes et paralysait l'ensemble de la vie économique. 

 

évolution des campagnes françaises

 

Mais alors que l'agriculture n'avait pas fondamentalement évolué depuis le Néolithique, à partir du milieu du XVIIIe siècle, des changements majeurs se produisent :

Le recul de la jachère (non-exploitation d'une terre pendant un an pour ne pas l'épuiser) avec l'extension de la culture de plantes fourragères et l'apparition des engrais chimiques. En 1840, 7 millions d'hectares c'est-à-dire 25% des terres européennes sont en jachère ; en 1900, il n'y a plus que 3 millions d'hectares en jachère, c'est-à-dire 10 % des terres.La disparition des pratiques collectives de culture permet l'essor de l'individualisme agraire. En France, la révolution de 1789 a permis de cultiver la culture souhaitée sur son lopin de terre et a permis de le clôturer (mouvement des enclosures).La modernisation des méthodes de culture avec l'application de la machine à vapeur au monde agricole, l'apparition des premières batteuses et les premières moissonneuses (plus lentes cependant à se répandre car coûteuses).

 

Peu à peu, l'agriculture de subsistance laisse la place à une agriculture capitaliste qui contribue de trois façons à l'industrialisation :

 

Par l'accroissement de sa production et de sa productivité afin de nourrir une population industrielle en rapide progression.En fournissant un surplus de plus en plus large de main d'oeuvre potentielle pour les villes et les industries (moins de bras nécessaires pour la même production).

 

 

En permettant l'accumulation de capitaux qui peuvent être utilisés dans les secteurs les plus modernes de l'industrie.